MARINE BOURGEOIS

Avant de commencer, plongée dans le corps les yeux fermés, c’est l’encre première. Le pinceau saura ou ne saura pas y puiser son geste.

 

Champs de neige immaculée, la toile m’apparaît immense avant la première trace, intouchable.

 

Le bras s’élève, accomplit un vaste arrondi, la danse à l’intérieur de l’épaule.

 

Un seul geste, un seul souffle...OUF!

 

Poser la fin du trait sur la ligne du début, très légèrement, toucher d’une aile d’oiseau.

 

Recommencer n’est plus désespérant.

 

Atteindre ce bonheur de la main qui Sait.

 

L’ardeur mais pas la crainte.